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Vitamines

Une alimentation équilibrée est une excellente source de vitamines. A l’exception de la vitamine D pour les nourrissons et les jeunes enfants, et de la vitamine K pour les bébés allaités au sein, un enfant en bonne santé qui mange selon ses besoins n’a besoin ni de suppléments vitaminiques, ni de minéraux. Certains suppléments peuvent même être dangereux en cas de surdosage.
Mais les ténors de l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique surfent sur la motivation des parents de donner à leurs enfants ce qu’il y a de mieux ; ils n’hésitent pas à inonder le marché de produits de plus en plus innovants, mais pas toujours nécessaires.
 
Vitamine D
La vitamine D ou calciférol est la vitamine qui a permis la quasi-disparition du rachitisme sous nos climats. Elle joue un rôle essentiel sur la croissance osseuse. Elle permet l’absorption du calcium par les intestins et en facilite la fixation sur les os.
La vitamine D est apportée par l’alimentation  mais en quantités limitées; les aliments les plus riches sont : l’huile de foie de morue, peu appétissante, et les poissons gras (hareng, saumon).
La vitamine D est également fabriquée dans l’organisme par la peau sous l’effet du soleil. Mais, malgré le réchauffement climatique, l’ensoleillement dans notre pays reste insuffisant.
Ainsi, une supplémentation est nécessaire pendant les premières années de vie, environs 800 à 1200 UI par jour jusqu’à 4 ans. Un apport quotidien (ZymaD, Uvesterol D) est préférable jusqu’à 18 mois. Un apport sous forme d’ampoules (ZymaD, Uvedose) durant l’hiver peut-être ensuite donné.
La vitamine D est un médicament ; elle peut entraîner des conséquences graves en cas de surdosage et ne doit pas faire l’objet d’automédication.
 
La vitamine K
La vitamine K joue un rôle essentiel dans la coagulation du sang.
Elle est administrée à la naissance à tous les nouveau-nés.
En effet, elle ne traverse pas le placenta et les bébés ne commencent à la fabriquer qu’au bout de quelques jours. Contrairement aux laits artificiels, le lait de mère n’en apporte pas suffisamment ; dans ce cas, une supplémentation est nécessaire les 6 premières semaines de vie sous forme d’ampoule à donner une fois par semaine.
 
La vitamine C
La vitamine C ou vitamine ascorbique a fait couler beaucoup d’encre.
Sa carence prolongée est la cause du scorbut, maladie dramatique qui a décimé bon nombre de marins.
Les besoins journaliers sont de 35 à 40 mg et sont donc assurés par une alimentation riche et variée.
La vitamine C se trouve essentiellement dans les végétaux frais, particulièrement dans les agrumes (orange, pamplemousse, citron), les fruits frais (kiwis, fraises), les légumes verts (tomates, chou-fleur, brocoli.
Elle est fragile et résiste mal à l’exposition à l’air, la chaleur et la cuisson des aliments. Ainsi les légumes cuits ne contiennent presque plus de vitamine C. Et une orange cueillie depuis quelques jours a perdu la moitié de sa teneur en vitamine C.
Par ailleurs la vitamine C à fortes doses est inutile puisque l’excès est éliminé dans les urines.
 
Ses mérites ont été largement vantés :
Certes, elle ralentit le vieillissement des cellules (action anti-oxydante) et joue un rôle dans les défenses anti-infectieuses. Mais son efficacité dans la prévention des rhumes et la grippe n’a jamais été prouvée, ni malheureusement dans le traitement des cancers.
Elle favorise également l’absorption du fer.
 
Les autres vitamines
Elle sont apportées une alimentation variée.
Les besoins et les sources sont respectivement:
Vitamine A : 1500 à 2000 UI / jour ( laits, œufs, foie, beurre)
Acide folique : 0,05 à 1 mg / jour
Vitamine B1 : 0.2 mg à 0,6 mg / jour
Vitamine B2 : 0,4 à 0,6 mg / jour
Vitamine B6 : 0,2 à 0,5 mg / jour
Vitamine B12 : 1 à 2 µg / jour (viandes, poissons, œufs, foie)
Vitamine E : 4 à 10 UI / jour (huiles végétales, laits artificiels)
 
Les prématurés et bébés de petit poids de naissance ont besoin d’une supplémentation en vitamine A, D, E, C. Par contre les besoins des bébés nés à terme dont le poids de naissance est normal sont assurés aussi bien par le lait maternel que par les laits artificiels
Dr Michèle NOBLINS, pédiatre, Charenton, Val de Marne