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Vive les vacances

D’après la revue Médecine et Enfance
 
 
A la mer 
 
Protéger la peau
 
Porter des chaussures surtout dans les mers tropicales.
Ne pas manipuler les méduses échouées.
Ne pas s’asseoir directement sur le sable des plages tropicales (risque de larva migrans cutanée).
 
Le soleil
 
Eviter le soleil en milieu de journée (12 à 16 h)
Toujours privilégier le vêtement par rapport à la crème solaire
Crème solaire pour les zones découvertes : indice 40 ou 50 toutes les 3 heures
Ne pas donner de médicament sans avis médical : risque de photosensibilisation
Ne pas appliquer de parfum, de crème parfumée, d’huile essentielle : risque de photosensibilité
En cas de coup de soleil : bien faire boire, bain tiède, antalgique, crème type Biafine*, dermocorticoïde après avis médical.
 

Les insectes

Chez l’enfant, les piqûres de moustiques peuvent être à l’origine de lésions vésiculeuses ou bulleuses :
Désinfecter, appliquer un dermocorticoïde après avis médical pendant 4 à 5 jours.
 
En cas de piqûre de méduse 
 
Sortir de l’eau
Ne pas frotter
Ne pas appliquer d’eau douce
Rincer abondamment pendant 30 à 40 min avec de l’eau de mer, si possible chauffée
Désinfecter et consulter pour une prescription d’un dermocorticoïde.
 
En cas de piqûre de vive (fond sableux, Méditerranée, Atlantique) 
 
Sortir de l’eau
Rincer la blessure à l’eau de mer
Mettre le pied dans de l’eau chaude pendant 20 min, à défaut, approcher prudemment une source de chaleur cigarette)   
Désinfecter, donner un antalgique.
 
Protéger les yeux
 
Protéger les yeux des UV, par le port de lunettes de soleil, d’un chapeau, ou en restant à l’ombre.
 
Protéger les oreilles
 
Les contre-indications à la natation sont rares : otite moyenne aiguë, otite externe et perforation tympanique large. En cas d’aérateurs trans-tympaniques, demandez à l’ORL si les bains sont autorisés.
 
La plongée sous-marine
 
La première aptitude à la plongée sous-marine n’est prononcée qu’après examen des tympans, test auditif, et impédancemétrie.
La plongée sous-marine est contre-indiquée de manière définitive en cas de surdité ou vertiges. Elle est contre-indiquée tant que le tympan n’est pas fermé (perforation tympanique, aérateurs trans-tympaniques). On ne doit jamais plonger en cas de rhume, ni dans les 24 heures qui précèdent un voyage en avion.
 
A la montagne
 
Le soleil
 
Il est parfois très intense et la réverbération peut-être importante s’il y a de la neige.
 
Le froid
 
Il peut faire froid très vite car le temps peut changer rapidement et la température baisse progressivement avec l’altitude.
 
Les problèmes liés à la diminution de l’oxygène dans l’air (hypoxie)
 
Ils peuvent survenir à partir de 2000 mètres ; entre 2000 et 2500 mètres, des symptômes mineurs peuvent apparaître: troubles du sommeil et perte d’appétit; ils disparaissent en 2-3 jours.
A partir de 2500 - 3000 mètres, afin de s’acclimater à l’altitude, il faut monter progressivement, en théorie, pas plus 500 mètres par jour.
A partir de 3000 mètres, si l’ascension a été trop rapide, le mal des montagnes peut survenir associant maux de tête, nausées, vomissements, vertiges, insomnie, voire troubles respiratoires et de conscience. Il est impératif de redescendre immédiatement jusqu’à l’arrêt des symptômes.
 
Le mal des transports
 
On peut utiliser :
Scopoderm* : pastille à coller derrière l’oreille (à partir de 15 ans)
Mercalm* (à partir de 6 ans)
Nausicalm*, Dramamine*, Nautamine* (à partir de 15 ans)
 
Sur un bateau, le fait de ne pas voir l’horizon, la chaleur et les odeurs accentue toujours les nausées. Il faut donc éviter de rester dans la cabine.
 
L’enfant allergique
 
Ne pas oublier d’apporter le traitement (préventif et curatif).
Les allergènes le plus souvent en cause sont :
Les poussières de maison, les pollens de graminées (d’avril à juillet en région parisienne un peu plus tard à la montagne).
Les symptômes respiratoires sont les plus fréquents : toux sèche, éternuements, picotement des yeux.
L’urticaire est plus rare : l’éruption ressemble  à celle déclenchée par des piqûres d’orties et nécessite un traitement parfois urgent (corticoïdes).
 
Dr Michèle NOBLINS, pédiatre, Charenton, Val de Marne